Les 48 ans de Wegter : l'histoire d'Henriette

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Publié par Romy Luttikhuis
Les 48 ans de Wegter : l'histoire d'Henriette
Les 48 ans de Wegter : l'histoire d'Henriette

Certaines histoires ne se résument pas à un seul instant. Elles se construisent au fil des années, évoluent au rythme de l'entreprise et sont façonnées par tout ce que l'on vit en cours de route. L'histoire d'Henriette en est un exemple.

Le 2 janvier 1978, elle commence son premier jour de travail chez Wegter, à la Vossenbrink à Delden. Son premier emploi de bureau, et finalement aussi son dernier. « Je m’en souviens très bien. J’étais tellement nerveuse. C’était mon premier emploi de bureau et, avec le recul, aussi mon dernier. » À l'époque, l'entreprise est encore plus conviviale et à taille humaine qu'aujourd'hui. On se connaît tous, on est en contact avec tout le monde et l'ambiance de travail est agréable. C'est un environnement dans lequel on se sent rapidement chez soi.

Travailler à une autre époque

À cette époque, le travail était complètement différent de ce qu'il est aujourd'hui. Sans ordinateurs, tout était géré manuellement et les processus étaient plus lents et plus fastidieux. En revanche, le travail était plus clair et moins précipité. « Nous tenions le stock à jour dans des livres de comptes. Tout se faisait à la main. Le travail était beaucoup plus fastidieux, mais le rythme était aussi nettement plus lent. La clientèle était plus restreinte, ce qui permettait d’avoir une meilleure vue d’ensemble. »

La manière de travailler ensemble est également différente. Elle est plus formelle, avec des relations bien définies. « On ne s’adressait pas à la direction par son prénom et on ne la tutoyait certainement pas. Il y avait vraiment une barrière entre la direction et le personnel. Mais on se souciait tout de même du personnel. »

S'adapter au changement

Au cours des 48 années qui ont suivi, l'entreprise n'a cessé d'évoluer. Le changement le plus important concerne les méthodes de travail et de communication. Alors qu'autrefois, les messages étaient envoyés par télex et qu'il fallait attendre une réponse, la communication est désormais instantanée et mondiale. « Pendant toutes ces années passées à la réception, j’envoyais des messages par télex aux fournisseurs. Il fallait ensuite attendre une réponse. Aujourd’hui, on peut prendre contact à tout moment et obtenir une réponse ultra-rapide, où que l’on se trouve dans le monde. » Le rythme s’accélère, les processus gagnent en efficacité et le travail évolue. Cela exige une capacité d’adaptation et la volonté d’évoluer avec son temps, ce qu’Henriette a su faire pendant toutes ces années.

Un endroit où la vie ne s'arrête jamais

Au fil des ans, Henriette occupe différents postes au sein de l'entreprise. Elle travaille à l'administration et aux ventes pour le département Makro, passe par la réception et finit par atterrir à la logistique. C'est là qu'elle trouve sa place. « La logistique, c'est ce que je préfère faire. C'est un département dynamique où il se passe de tout. On ne s'ennuie jamais et c'est justement cette effervescence que j'apprécie. » Cette diversité et la collaboration avec ses collègues rendent son travail unique et font en sorte qu’aucune journée ne se ressemble.

La fierté réside dans les petites choses

Quand on revient sur 48 ans passés au sein de la même entreprise, ce ne sont pas seulement les grands moments qui comptent. Pour Henriette, la valeur réside justement dans le travail quotidien et le rôle qu’elle y a joué. « Je ne suis pas du genre à être fière de moi et je n’ai jamais eu de grandes ambitions. Mais je pense tout de même que je sais bien travailler en équipe et que je suis fiable. »

De plus, il était important pour elle de concilier vie professionnelle et vie privée. À une époque où cela n’allait pas de soi, elle a délibérément choisi de continuer à travailler. « À l’époque, la norme voulait que l’on arrête de travailler dès que l’on avait des enfants. Il a fallu un certain temps avant que ma demande de continuer à travailler à temps partiel soit acceptée. »

Faire un pas en arrière, mais sans lâcher prise

Après près de cinq décennies, Henriette fait ses adieux à Wegter. Ce qui lui manquera le plus ne réside pas seulement dans le travail, mais surtout dans tout ce qui l’entoure. « Les interactions avec les collègues et l’effervescence. Au travail, on assiste à des évolutions et on doit sans cesse s’adapter et évoluer avec elles. Ça va vraiment me manquer. Mon univers va bientôt se réduire un peu. »

Une entreprise qui perdure

Si elle devait décrire Wegter en une seule phrase, elle n’aurait pas besoin de réfléchir longtemps. « Une entreprise familiale très agréable. » Et cela résume en fait parfaitement ses 48 années passées chez Wegter.

Des adieux dignes de ce nom

Le 19 juin, nous avons fêté le départ d'Henriette en compagnie de sa famille, de ses collègues et de quelques anciens collègues. Ce fut l'occasion de revenir sur son impressionnante carrière de plus de 48 ans et de la remercier pour tout ce qu'elle a apporté à Wegter.

Henriette, merci pour tout et profite bien de ta retraite bien méritée !